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RÉSOLUTION PÉDAGOGIQUE Congrès de Canet en Roussillon, mai 2016

PARTIE 1 - Le projet éducatif et professionnel du SNCL-FAEN préconise un ensemble de solutions pour résoudre la profonde crise qui touche notre système éducatif.

Nombre d'entre elles ont un fondement pédagogique développé dans la présente "Résolution".

 

Le Congrès national du SNCL-FAEN réuni à Canet en Roussillon en mai 2016 approuve la volonté affichée par le gouvernement et le Parlement de faire de l’éducation la priorité de la Nation.

 

Il estime toutefois que les déclarations ne suffisent pas et constate qu’aujourd’hui, quatre années après ces déclarations et malgré de nombreuses réformes, aucune amélioration ne s’est manifestée.

 

Par conséquent, il demande au gouvernement et au Parlement de donner au service public d'éducation et à ses personnels les moyens d’exercer convenablement leur profession parce que l’éducation des jeunes constitue avant tout un investissement dans l’avenir de la Nation.

 

Cela passe par un véritable dialogue social renouvelé avec toutes les organisations syndicales, l'abandon d’une politique éducative subordonnée à des contingences budgétaires, par le recrutement de personnels et l’amélioration de leurs conditions de travail.

 

 

LES APPRENTISSAGES FONDAMENTAUX

 

La maîtrise des moyens universels de communication est indispensable à l’acquisition des autres savoirs :

 

-          la lecture et la compréhension de l’écrit,

-          l’expression orale,

-          l'écriture,

-          les principaux modes opératoires en mathématiques,

-          la familiarisation et l'utilisation des technologies informatiques de communication.

 

Leur apprentissage et leur assimilation dès l’école primaire constituent donc une priorité absolue pour suivre avec profit la scolarité au collège puis au lycée.

 

La détection précoce et systématique des difficultés des élèves dans ces apprentissages doit être organisée et une prise en charge adaptée à chacun d’entre eux doit être prévue avec l'aide d'équipes pluri professionnelles (pédagogiques, éducatives, sociales, médicales, …).

L’apprentissage des technologies informatiques de communication doit s’accompagner d’une éducation visant à développer un esprit critique vis-à-vis de l’utilisation des médias, d’Internet et des réseaux sociaux.

 

 

EN COLLÈGE

 

Le collège accueille la quasi totalité des élèves à l'issue de l'école primaire, dans un contexte social et éducatif de plus en plus difficile. Le SNCL-FAEN a fait depuis longtemps ce constat sans appel : le collège unique ne parvient pas à assurer la réussite de tous les élèves et les professeurs qui y enseignent ont de plus en plus de difficultés à exercer leur métier de manière sereine et profitable.

Les raisons principales de cet échec sont notamment : 

 

  • les restrictions budgétaires continues ayant pour conséquence l’aggravation des conditions de travail et d'enseignement,

 

  • la réduction du nombre des heures d'enseignement, notamment avec la réforme du collège,

 

  • la suppression progressive des voies diversifiées qui permettaient de prendre réellement en charge tous les élèves,

 

  • l'abandon d'un grand nombre d'exigences de niveau et de comportement pour masquer les conséquences d'une mauvaise politique éducative,

 

  • l’empilement des réformes de l’éducation depuis 30 ans et les moyens injectés n’ont pas permis de réduire les inégalités et les ont même aggravées,

 

  • l'arrivée massive d'enfants relevant de SEGPA ou de centres médicaux pédagogiques, d’enfants en très grandes difficultés personnelles et scolaires ou souffrant de tous les "dys" dans des classes à effectifs non allégés,

 

  • l’affectation trop rapide d’enfants non francophones dans des classes non spécialisées,

 

  • l’accueil de plus en plus d’élèves ne maitrisant pas les apprentissages fondamentaux,

 

Ainsi la loi de programmation et d’orientation pour la refondation de l’Ecole apparaît inadaptée aux réalités actuelles du collège.

 

Le SNCL-FAEN dénonce :

 

  • la réforme programmée du collège à la rentrée 2016,

 

  • le renforcement au fil des années du collège unique, devenu uniforme, qui a conduit à son échec et, pire encore, la dérive que constituent aujourd’hui les  « établissements ou écoles du socle » aboutissant à une primarisation du collège et donc un retour de 50 ans en arrière,

 

  • la politique du chiffre imposée aux établissements (taux de redoublement, réussite au brevet, etc.), l'obligation de résultats faite aux professeurs et la pression engendrée par cette recherche du « bon classement »,

 

  • le caractère très réducteur et minimaliste du socle commun de connaissances, de compétences et de culture qui ne permet pas à chaque élève de valoriser au maximum ses possibilités,

 

  • le « renforcement » de la liberté pédagogique qui est contredit par la création de Conseils Pédagogiques,

 

  • l’absence de pouvoirs décisionnels des conseils de classes, l’obligation de travailler en interdisciplinarité, la nouvelle organisation des programmes par cycles et non plus par année d’enseignement,

 

  • l’accroissement des pouvoirs des chefs d’établissement,
  •  
  •  
  • la globalisation des enseignements qui a pour conséquence l'appauvrissement, voire la disparition de certaines disciplines,

 

  • l’empilement des dispositifs d’éducation prioritaire, sans réelle cohérence les uns avec les autres conduisant à une  politique éducative discutable,

 

  • les "bricolages pédagogiques" locaux, faute de moyens suffisants, pour mettre en place notamment les ATPE (Aide au Travail Personnalisé de l'Elève) et autres PPRE (Projets Personnalisés de Réussite Educative),

 

  • le relâchement face au respect des règles (et du règlement) qui fait que la parole de l’élève et celle des parents peut avoir plus de poids que celle de l’équipe éducative,

 

 

la minimalisation de la gravité de certains faits assortie parfois de  l’absence même de sanctions.

 

Constats et revendications du SNCL-FAEN :

 

Afin que le collège puisse transmettre et structurer les savoirs généraux nécessaires à la poursuite d'études ou de formations ultérieures ainsi qu'à l'insertion sociale des futurs citoyens, le SNCL-FAEN formule avec insistance des revendications ambitieuses pour le Collège. Il réclame les moyens (horaires, humains et financiers) indispensables à la mise en place de parcours de formation diversifiés, le tout dans un cadre national.

 

  • La mise en place de collèges à taille humaine (ne pouvant en aucun cas dépasser 600 élèves) avec un taux d'encadrement suffisant (professeurs, personnels d’éducation, personnels administratifs, infirmiers, assistants sociaux, conseillers d’orientation psychologues,…).
  • L'évaluation régulière et réaliste des acquis des élèves et de leurs difficultés.

 

  • La prise en charge immédiate des difficultés décelées chez les élèves par un enseignement plus individualisé, notamment par le biais de classes semi-hétérogènes, fonctionnant en petits groupes, avec un horaire renforcé.

 

  • L'organisation d'un véritable accompagnement éducatif pour tous les élèves.

 

  • Le maintien de la SEGPA en tant que structure spécifique du collège, dotée de moyens horaires spécifiques et d'un budget particulier et de postes occupés par un personnel qualifié qui permet l'intégration scolaire, sociale et professionnelle des élèves en grande difficulté relevant de cette structure notamment par l’obtention d’un CFG et des notions de base pour suivre une formation, en lycée ou par la voie de l’apprentissage, en vue de l’acquisition d’un CAP ou d’une partie de celui-ci.

 

  • Le développement de l'enseignement des valeurs de la République, des fondements de la citoyenneté et des règles de comportement et du « vivre ensemble ».

 

     

L a création de groupes d'approfondissement, destinés aux élèves volontaires pour permettre à chacun d’entre eux d’aller au maximum de ses possibilités dans le cadre du service public d’éducation.

  • La diversification, à partir de la classe de quatrième, des parcours de formation des élèves sous statut de collégien, seul remède pour donner un bon niveau de formation générale et permettre le choix d’une formation professionnelle par tous les élèves qui le souhaitent.

 

  • L'instauration d'un véritable "droit à l'essai" permettant la découverte professionnelle, en classe de 4ème prépa pro implantée éventuellement en lycée professionnel pour des élèves volontaires qui conserveraient le statut de collégien (et donc la possibilité de retourner en collège jusqu'à 16 ans).

 

  • La scolarisation dans des structures adaptées (dispositifs relais, centres éducatifs fermés, établissements pour élèves perturbateurs, internats, etc.) créées en nombre suffisant pour accueillir temporairement des élèves en situation de refus scolaire et qui arrivent à perturber gravement le fonctionnement des classes et des établissements.  

 

  • L’abandon de la réforme du collège et le retour aux discussions avec les professionnels concernés.

 

 

DANS LES LYCÉES

 

Tous les lycées, qu'ils soient polyvalents, généraux et technologiques, professionnels, ou encore labellisés « lycées des métiers »  doivent permettre à tous les élèves sortant du collège non seulement d’acquérir les bases nécessaires à la poursuite d’études supérieures ou à l’insertion dans le monde du travail mais également d’en faire des citoyens responsables occupant toute leur place dans la société.

 

Chaque élève, qu'il soit orienté vers un cycle court ou un cycle long en voie générale, technologique ou professionnelle, doit avoir la possibilité de sortir du système éducatif avec un diplôme reconnu, de poursuivre ou de reprendre ses études afin d'améliorer sa formation, sa qualification ou de réaliser sa reconversion professionnelle.

 

Les réformes du lycée n’ont pas atteint leurs objectifs et n’ont pas contribué à réduire les inégalités scolaires.

 

L’objectif de rééquilibrage des filières n’est en rien atteint, la globalisation des horaires met en concurrence les enseignements.

 

L’accompagnement personnalisé et les enseignements d’exploration ne facilitent ni l’aide aux élèves en difficulté, ni une orientation choisie. 

 

L’insuffisance des moyens horaires, notamment pour les dédoublements, instaure une concurrence exacerbée entre les disciplines.

La mise en place du « droit à l’erreur » dans l’orientation aurait pu avoir un intérêt s’il avait été accompagné de la mise en place des passerelles destinées à permettre la réorientation.

 

Mais, contrainte budgétaire oblige, les gouvernements successifs ont certes identifié le problème, mais n’ont pas apporté les moyens d’y porter remède.

 

L’expérimentation du « dernier  mot aux parents » instaurée afin de lutter contre les échecs d’orientation des élèves s’est soldée par un bilan négatif.

 

Aucun changement ne s’est avéré significatif par rapport  à la situation antérieure.

 

La mise en place de l’accompagnement personnalisé était, sur le papier, une bonne mesure pour répondre à l’hétérogénéité des classes, mais son application n’a été qu’affichage et bricolage.

 

Le passage collège/lycée

 

Le collégien qui entre au lycée découvre un monde nouveau de liberté à l'âge difficile de l'adolescence. Le manque de maturité, le manque d'investissement, le manque d'intérêt, le manque de soutien familial, le manque de véritable projet personnel et professionnel que l'on observe parfois constituent autant de facteurs d'échec dès la seconde.

 

Le SNCL-FAEN demande des lycées de taille humaine (1 200 élèves maximum) avec un taux d'encadrement suffisant (professeurs, personnels d’éducation, personnels administratifs, infirmiers, assistants sociaux, conseillers d’orientation psychologues,…), des équipements adaptés dans un cadre de vie sécurisé et agréable devraient faciliter l'intégration et la réussite de tous.

 

Le diplôme du baccalauréat est aujourd’hui très dévalorisé. L’augmentation du nombre de diplômés au fil des années ne correspond aucunement à une élévation de leur niveau de connaissances. Elle est obtenue par une baisse des exigences demandée aux jurys et aux correcteurs.

 

Le SNCL-FAEN demande le retour à un véritable examen national de cycle terminal marquant ainsi la fin des études secondaires et attestant d'un niveau de savoirs et de savoir-faire indispensables à une fructueuse poursuite dans l’enseignement  supérieur.

 Etre bachelier doit redevenir une fierté pour le lycéen, le résultat d'un travail, d'une réussite scolaire et non un simple certificat de fin de scolarité.

 

Le bilan de la réforme : 

 

  • Dans la voie générale et technologique

 

La réforme engagée à la rentrée 2010 est loin de répondre à nos attentes ; elle se traduit, comme nous l’avions annoncé en 2010, par une régression culturelle avec une diminution considérable de l'horaire élève et la disparition d’options, un alourdissement des classes, une forte hétérogénéité sauf en langues avec la mise en place des groupes de compétences (mais avec une diminution horaire).

 

Le rééquilibrage des séries s'effectue par le bas : appauvrissement de la série scientifique sans réel profit pour les autres séries notamment pour la série L.

 

Cette réforme apporte certes plus d’autonomie aux établissements mais elle complexifie la réalisation des emplois du temps. Il n’est plus guère possible de fournir des emplois du temps aux élèves et aux professeurs en conservant l’accès à toutes les options et la mise en place d’un accompagnement efficace.

 

Dans tous les cas, elle provoque des fermetures de postes qui  mettent en péril certaines disciplines et qui contraignent leurs professeurs à des mesures de  carte scolaire comme en physique/chimie, voire à une reconversion disciplinaire comme en STI.

 

  • Dans la voie professionnelle

 

L’enseignement professionnel a subi, ces dernières années des attaques sans précédent.

 

La réforme, notamment par la mise en place du BAC PRO en 3 ans, a particulièrement dégradé les conditions d’études :

 

-          suppression massive des moyens, 

-          orientation imposée, 

-          augmentation des effectifs dans les classes, 

-          hétérogénéité accrue par la création de classes regroupant des publics de niveaux et de besoins différents, 

-          multiplication des épreuves par contrôle en cours de formation (CCF). 

La politique du développement de l’apprentissage a complètement asphyxié l’offre de formation sous statut scolaire. C’est un désengagement de l’Etat qui fait supporter la formation aux entreprises et aux régions.

 

  • Dans toutes les voies 

 

Les réformes engagées, tant en voie générale qu’en voie technologique ou professionnelle, si elles ont eu les effets escomptés sur le plan comptable, n’en auront pas moins été catastrophiques sur le plan pédagogique, sur le plan de la formation, sur le plan humain.

 

Le SNCL-FAEN estime que pour remplir correctement leur mission, les lycées doivent bénéficier de moyens spécifiques :

 

  • des classes n'excédant pas 30 élèves et systématiquement dédoublées dans les matières expérimentales et en langues vivantes,

 

  • le respect des séries qui ne doivent être regroupées dans une seule et même classe qu’à titre exceptionnel (établissement rural),

 

  • la réelle possibilité de choisir ses options et de les maintenir,

 

    le retour des TPE dans les deux niveaux du cycle terminal afin de favoriser l'esprit de recherche et d'organisation des élèves ainsi que le décloisonnement disciplinaire, tout en préparant au mieux les futurs bacheliers aux études supérieures.

 

De plus, le SNCL-FAEN demande :

 

  • des programmes nationaux établis après concertation avec les équipes de terrain, plus adaptés aux réalités du quotidien et en cohérence avec les autres disciplines. Ils doivent fixer des objectifs de connaissance et de savoir-faire en liaison entre les cycles et en corrélation avec l'examen terminal ; ils doivent permettre des adaptations aux spécificités locales,

 

  • des emplois du temps des élèves mieux équilibrés et facilitant leur capacité d'attention,

 

  • des plages horaires communes par niveau pour la pratique d'activités périscolaires (clubs, projets,…),

 

     une véritable coupure de 1 heure 30 minimum entre matinée et après-midi,

 

  • un savoir-faire pris en compte dans l'examen final, notamment dans les disciplines expérimentales, et évalué par des professeurs extérieurs à l'établissement,

 

  • une véritable évaluation des conséquences de la réforme du lycée concernant l'épreuve de langue vivante en CCF,  

 

  • le maintien du palier d'orientation en fin de seconde générale sans qu’il ne pénalise les élèves,

   

    un cycle terminal jouant son rôle de préparation à l'examen final, à l'acquisition de la citoyenneté et à la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur,

 

  • la reconnaissance officielle explicite de l’égalité de valeur des formations dispensées dans les lycées professionnels et dans les autres types d’établissement du second degré,

 

  • l’instauration de véritables passerelles entre les voies générale, technologique et professionnelle et la mise en place de modules de remise à niveau assurant la réussite de ces réorientations en cours de formation.

 

 

POUR UNE PLUS GRANDE EFFICACITÉ PÉDAGOGIQUE

 

L'amélioration du fonctionnement des écoles, des collèges et des lycées passe à la fois par une clarification de leurs missions, une réorganisation de la scolarité des élèves et par l'amélioration des conditions de travail des personnels.

 

Le SNCL-FAEN demande notamment :

 

  • le droit au travail dans la sérénité, en toute sécurité dans tous les établissements, ce qui passe par le respect des personnes et des règles de civilité notamment par l'application du règlement intérieur, par le rétablissement de la discipline ainsi que par la lutte contre toute forme de violence et le soutien automatique de la hiérarchie, 

 

  • la Dotation Horaire Globale doit permettre d’assurer en heures poste tous les enseignements disciplinaires, dans la totalité de leur horaire officiel, ainsi que les besoins réels de l’établissement,

 

  • un bilan de la politique des cycles avant leur éventuel maintien, modification ou suppression,

 

  • l’obligation de réaliser des établissements scolaires de taille humaine avec un maximum de 600 élèves en collège et de 1 200 élèves en lycée. Ces bâtiments construits par les collectivités territoriales selon des normes strictes édictées par l’État devront être dotés des matériels pédagogiques nécessaires, d'ateliers, d’équipements divers (y compris de restauration scolaire) et de salles adaptées aux différentes activités et formations dispensées,

 

  • la dotation de tous les établissements en moyens d'information et de communication adaptés à l’évolution des technologies,

 

  • la prise en compte de l'évolution du métier dans la définition du service des professeurs, en collège (SEGPA incluse) comme en lycée et en EREA, la définition dans toutes les disciplines d’un service global hebdomadaire de 18 heures et 15 heures pour les agrégés, dont 1/6 sera consacré à la concertation, à l’heure de vie de classe et au suivi plus individualisé des élèves,

 

  • l’indispensable allègement de l’effectif des classes et la multiplication des groupes à effectifs réduits afin de rétablir des conditions d’enseignement et de discipline convenables et répondre aux problèmes liés à la trop grande hétérogénéité des classes par :

 

-        l’ouverture systématique de nouvelles classes de manière à ce qu’aucune d’elles ne compte plus de 24 élèves en collège et en lycée professionnel, 30 élèves en lycée général et technologique,

 

-        l’abaissement de ces maxima :

 

ì dans les établissements relevant de l'éducation prioritaire ou qui rencontrent des difficultés particulières, dans les classes qui prennent en charge des élèves en grande difficulté,

 

-        pour les classes intégrant des élèves handicapés, la reconnaissance de la surcharge de travail qui en découle pour les enseignants, la nécessité de formation et d'information pour l'ensemble des personnels concernés, la présence indispensable d'assistants de vie scolaire mieux formés et mieux rémunérés,

 

-        la possibilité de mettre deux professeurs par classe dans les situations particulières qui le nécessitent,

 

-        la limitation, pour les S.E.G.P.A., à 15 élèves en enseignement général et à 8 en atelier,

 

  • des CDI mieux dotés, mieux équipés, la création de nombreux postes et l'augmentation du recrutement de professeurs documentalistes titulaires afin d'élargir les plages horaires d'ouvertures,

 

  • le renforcement des équipes éducatives placées sous la responsabilité du CPE, dans chaque établissement par la création d’un corps de personnels de titulaires formés,

 l'attribution d'une heure de décharge de service à chaque professeur principal pour lui permettre d'assurer les nombreuses tâches supplémentaires qui lui ont été imposées ces dernières années sans remettre en cause le paiement de l’ISOE,

 

  • le recrutement et l’affectation de personnels titulaires spécialisés pour assurer la maintenance et le fonctionnement des réseaux informatiques, devenus indispensables,

 

  • l’affectation de personnels de laboratoire qualifiés en SVT et en physique/chimie dans tous les établissements,
  • une meilleure reconnaissance et prise en compte par les programmes scolaires, dans le cadre national, des réalités historiques, culturelles et linguistiques régionales, notamment pour les DOM et les COM,

 

  • de meilleures liaisons école-collège, collège-lycées et lycée-enseignement supérieur pour un suivi plus efficace des élèves ; le travail qui en découle doit être inclus dans l’horaire de service statutaire actuel des professeurs,

 

  • la création de locaux adaptés et fonctionnels avec le développement de points TICE, de salles d'études, de lecture ou multimédia surveillées, de salles de travaux pratiques équipées en informatique,

 

  • la saisie des notes par les professeurs facilitée par l'utilisation généralisée d'un seul et même logiciel et à partir de n'importe quel poste informatique en liaison Internet,  avec notamment  l’adoption par l’éducation nationale d’un ENT (espace numérique de travail) , commun à tous les établissements de la même académie,

 

  • des équipements sportifs de proximité de qualité, répondant aux normes de sécurité et permettant la pratique du plus grand nombre d'activités sportives dans le cadre des programmes mais aussi de l'UNSS,

 

    des structures d'hébergement rénovées permettant aux élèves internes d'effectuer leurs études dans les meilleures conditions,

 

  • des créations d’internats en collèges et en lycées, plus particulièrement en zones rurales, avec le personnel nécessaire à leur fonctionnement.