
Le nouveau référentiel publié au BO du 21 mai 2026 s’inscrit dans la lignée de la loi Rilhac de 2021. Il définit 4 axes essentiels dans la direction d’école : le fonctionnement de l’école, les relations avec les partenaires, le pilotage pédagogique et la protection de l’enfance.
Le référentiel affirme l’autorité fonctionnelle du directeur sans en faire le supérieur hiérarchique. Il est défini comme un véritable pilote pédagogique responsable de la coordination des équipes et favorisant la réussite de tous les élèves. Mais chaque enseignant gardant à juste titre sa liberté pédagogique, le directeur ne peut qu’impulser une dynamique dans son équipe. Pourtant à travers l’analyse annuelle des résultats des évaluations nationales, la mise en parallèle de ces résultats avec ceux de la circonscription, du département, du national, les évaluations d’école, … on voit bien que le pilotage du directeur sera en ligne de mire notamment lors des entretiens obligatoires tous les 5 ans avec l’IEN. Il nous parait essentiel de ne pas lier le pilotage pédagogique du directeur et les résultats des élèves aux évaluations nationales. Ces dernières doivent permettre aux équipes de s’interroger, mutualiser, harmoniser les pratiques afin de faire progresser les élèves. Elles ne doivent pas devenir un indicateur de « bon » ou « mauvais » pilotage.
Si le référentiel définit de nouvelles missions pour les directeurs, il ne modifie pas leur statut juridique. Ainsi on en demande toujours plus aux directeurs sans pour autant revaloriser leur salaire et sans leur donner plus de temps pour mener à bien leurs missions. Encore une fois, le SNCL dénonce ce manque de reconnaissance et de considération.
Le SNCL a depuis des années défendu la création d’un véritable statut des directeurs qui positionnerait clairement le directeur par rapport à l’équipe pédagogique lui permettant ainsi de pouvoir piloter son école en facilitant les prises de décision. Le SNCL dénonce aussi le quotidien oppressant des directeurs qui assurent en parallèle la classe pour la majorité d’entre eux. La charge administrative ne cesse de croitre quand le salaire stagne et les temps de décharge diminuent en raison notamment des fermetures de classes croissantes.
Face à l’épuisement généralisé des directeurs, le SNCL souhaite une augmentation du temps de décharge pour tous les directeurs ainsi qu’une revalorisation salariale à la hauteur de leur travail et de leur implication.