Oraux du baccalauréat : Indemnités non réglementaires

Oraux du baccalauréat : Indemnités non réglementaires - SNCL

C’est un abus qui dure depuis des années en ce qui concerne la rémunération des oraux du baccalauréat : saviez-vous que selon la réglementation actuelle, il est dû une rémunération de 9,60 € par heure de passation ? Or l'application IMAG'IN utilisée pour déclarer le travail effectué demande non pas combien d'heures vous avez travaillé mais combien de candidats vous avez fait passer. Cette imprécision permet in fine de ne verser environ que la moitié de ce qui est normalement dû à chaque participant… 

Le SNCL conseille en conséquence à toutes les personnes concernées par le grand oral ou les oraux de l'EAF de noter scrupuleusement et quotidiennement leurs horaires d'arrivée et de départ de leur mission de passation d'oraux, y compris le temps consacré à la saisie des notes en fin de journée et les horaires de la pause déjeuner, puis si possible de faire signer ce relevé par le chef du centre d'examen.

 Nous rappelons qu'une indemnité de mission est un dû, que le paiement des indemnités pour frais de déplacements temporaires doit être effectué soit à la fin du déplacement, soit mensuellement à terme échu. Donc fin août au plus tard ! Hélas, les collègues devront probablement encore une fois attendre octobre pour être en mesure de constater s'ils ont été correctement indemnisés ou non.

 Nous recommandons à tous ceux dont les missions ne seraient pas correctement rémunérées ou indemnisées de nous contacter pour que le SNCL les aide dans la défense de leurs droits.     

 

Communiqué intersyndical pour la rentrée 2021

Communiqué intersyndical pour la rentrée 2021 - SNCL

Monsieur le Ministre,

Nous venons de vivre deux années marquées par une pandémie qui a eu des conséquences indéniables sur la scolarité des élèves, que ce soit dans le premier ou le second degré. En dépit des efforts des personnels pour s’adapter aux conditions de l’acte pédagogique (jauges, absence d’élèves, fermeture nécessaire de classe en cas de contamination, etc.), mettre en place des dispositifs pédagogiques diversifiés, les programmes n’ont pu être abordés pleinement, les inégalités se sont creusées, de nombreux élèves ne disposant ni d’un cadre propice au travail scolaire, ni des outils techniques, ni d’aide dans l’entourage familial.

La rentrée se fera donc sous un jour particulier, avec des personnels et des élèves ayant pu être éprouvés par l’épidémie, avec des différences accrues de niveaux scolaires, des publics déjà fragiles, notamment en éducation prioritaire, en LP, dans les territoires ruraux, particulièrement touchés par les conditions d’une scolarité dégradée. Afin d’éviter des conséquences durables de ce phénomène et ne pas risquer d’obérer le devenir de ces jeunes, il est nécessaire que des moyens exceptionnels soient attribués au système scolaire pour faire face à la situation consécutive à l’épidémie et au confinement.

Nous réitérons donc notre demande d’un collectif budgétaire de nature à permettre d’abonder les moyens pour le service public d’éducation, assurer la présence d’équipes pluri professionnelles partout où les problèmes sont particulièrement criants, réduire les effectifs par classe et instaurer des groupes.

L’urgence appelle des réponses rapides et nos collègues, dont certains continuent de se mobiliser pour obtenir d’autres conditions de rentrée, attendent des solutions concrètes pour l’accompagnement de tous les jeunes dans leur scolarité.

Attachés à préserver l’égalité de tous et toutes dans le système public d’éducation, nous vous demandons de bien vouloir prendre en considération ces demandes liées au caractère exceptionnel de la situation.

Nous souhaitons en outre qu’une concertation puisse être ouverte suffisamment en amont de la rentrée pour examiner les différentes hypothèses liées au contexte sanitaire ; si nous aspirons tous et toutes à retrouver une vie et une activité normales, nul ne peut prédire à l’instant ce qui se passera à l’automne et toute anticipation des mesures à prendre est nécessaire pour éviter les problèmes rencontrés cette année.

Les organisations syndicales FSU, SGEN-CFDT, SUD Education, SNALC, SNCL-FAEN, UNSA Education, seront très attentives à votre réponse qu’elles feront connaître aux personnels. Elles conviennent de se revoir pour apprécier l’état de la situation.

 

INFOS : Les examens et diplômes sont l’affaire de tous !

INFOS : Les examens et diplômes sont l’affaire de tous ! - SNCL

Après une année scolaire en dents de scie, le ministère a décidé, envers et contre tous, de maintenir dans des conditions dégradées les examens du baccalauréat et du brevet. Il a refusé de prendre ses responsabilités et laisse chaque établissement s’organiser, créant ainsi une rupture d’égalité des élèves candidats devant l’instruction. Le Grand Oral est en soi seul une épreuve inégalitaire et arbitraire mise en place par le ministre contre la volonté des personnels. Son maintien cette année alors qu’il n’a pas pu être préparé dans de bonnes conditions et de façon équitable est inacceptable. Le caractère subjectif de la grille d’évaluation et le manque de formation des membres des jurys posent question et vont accentuer le caractère inégalitaire de cette nouvelle épreuve mal préparée et improvisée. Par ailleurs, le ministre a généralisé la numérisation des copies. Il a décidé autoritairement que les copies de philosophie seraient numérisées au mépris des exigences de la discipline et des correcteurs et correctrices qui vont devoir traiter 130 copies chacun environ dans un délai extrêmement court !

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Salaire, santé, articulation avec la vie personnelle

Salaire, santé, articulation avec la vie personnelle - SNCL

Comment les professeurs perçoivent-ils leur metier?

Des analyses de la Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance (DEPP) ont été publiées dans une note d’avril 2021 réalisée à partir d’une étude de 2016 comparant les enseignants avec les cadres et professions intermédiaires sur la perception de leur métier.

Au niveau de la perception de leur métier, d’abord en termes de rémunération, les enseignants, en particulier ceux du premier degré se considèrent plus mal payés que les autres cadres et professions intermédiaires.

En outre, les professeurs se révèlent plus souvent contactés par un interlocuteur lié à leur métier hors temps de travail. En revanche, ils travaillent moins souvent à des horaires très décalés comme la nuit : leur droit à la déconnexion est en moyenne moins bien respecté que pour les autres cadres.

Ils apparaissent en outre plus souvent amenés à travailler le week-end et le soir. Leur vie professionnelle semble plus souvent empiéter sur leur vie personnelle. Une porosité qui s’explique notamment par le fait qu’une partie de leurs horaires de travail est obligatoirement effectuée à domicile. 84% d’entre eux affirment effectuer du travail à domicile tous les jours de la semaine.

Quant aux emplois du temps, il semble y avoir un côté positif avec un aspect fixe et rassurant (que d’autres catégories de cadres ne connaissent pas) même si les horaires de travail sont perçus comme peu flexibles : car les heures de classe sont difficilement modifiables. Ainsi 15 % des enseignants du secondaire déclarent ne jamais pouvoir s’absenter pour un imprévu personnel ou familial, même quelques heures. Une rigidité qui n’est pas si nette dans les autres professions intermédiaires.

Enfin, alors que des polémiques sur l’absentéisme des enseignants apparaissent régulièrement, cette étude démontre une fois de plus qu’existe au contraire un phénomène de « présentéisme » chez les enseignants : au cours de l’année 2016, 60 % des enseignants ont déclaré être allés au travail alors qu’ils étaient malades.

Enfin, petit point réconfortant : les professeurs sont 88 % à trouver leur métier utile, un score bien au-dessus de celui constaté chez les autres cadres.