AESH : en grève le 3 juin

AESH : en grève le 3 juin - SNCL

L’intersyndicale nationale CGT éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD éducation
appelle à une nouvelle journée de grève le 3 juin pour obtenir satisfaction aux revendications légitimes des AESH pour l’amélioration des salaires et la création d’un véritable statut, contre les PIAL et la précarité.


La journée nationale d’action du 8 avril, où les AESH, ont été très nombreuses et nombreux à s’être mobilisé-es, a permis d’alerter sur la situation subie par ces personnels, méprisés par l’Éducation nationale.


Les médias ont largement fait écho à ces actions. Seul le ministre refuse de voir ce qui a été massivement porté par les AESH, avec les personnels à leurs côtés, et remonté lors des audiences auprès des DASEN, des recteurs ou des préfets. Aucune annonce n’a été faite sur la reprise des discussions, aucun calendrier de concertation n’a été donné dans les instances nationales pouvant laisser croire à la disponibilité du ministère à tenir ses engagements sur l’amélioration des conditions d’emploi et sur une revalorisation salariale des AESH.


Le mépris a assez duré !


Aujourd’hui un-e agent-e de l’Éducation nationale sur dix est AESH. Ces agents de la Fonction publique, employé-es sous contrat, sont précarisé-es et malmené-es dans l’exercice quotidien de leurs missions. Ils et elles souffrent d’absence de reconnaissance institutionnelle et leurs conditions de travail ont été considérablement dégradées depuis la création des PIAL.

Ce sont les élèves en situation de handicap et tout le service public d’éducation qui en pâtissent.
Les revendications restent les mêmes, et elles le resteront jusqu’à obtenir satisfaction.


Il y a urgence à :
- engager l’augmentation des salaires et garantir la possibilité de contrats à temps complet pour
permettre aux AESH de vivre dignement de leur travail ;
- abandonner les PIAL et la politique de mutualisation des moyens ;
- créer un véritable statut de la Fonction publique pour reconnaître le métier d’AESH ;
- recruter massivement des AESH pour permettre aux élèves en situation de handicap de bénéficier d’un accompagnement à la hauteur des notifications.


L’intersyndicale nationale CGT éduc’action, FNEC-FP-FO, FSU, SNALC, SNCL-FAEN, SUD éducation appelle tous les AESH à faire entendre leurs revendications lors d’une nouvelle journée de grève nationale le jeudi 3 juin.


Elle appelle l’ensemble des personnels de l’Éducation nationale à se joindre à cette journée de mobilisation aux côtés des AESH.


Elle invite également les associations de parents à soutenir les exigences portées pour l’amélioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap.
Elle appelle à la tenue d’intersyndicales pour préparer et réussir la journée de grève du jeudi 3 juin et d’assemblées générales des personnels pour réaffirmer les revendications et construire les suites de la mobilisation.


Toutes et tous en grève !


Pour l’augmentation des salaires, un vrai statut et l’abandon des PIAL !


Paris, le 3 mai 2021

Baccalauréat 2021 : le Grand oral est-il menacé ?

Baccalauréat 2021 : le Grand oral est-il menacé ? - SNCL

L’annulation du Grand oral n’est pas (encore ?) à l’ordre du jour.

Toutefois, le Ministère de l'Education Nationale étudie la possibilité d’abaisser à 5 % - au lieu de 10 % actuellement - le coefficient de l’épreuve pour la session 2021 du baccalauréat. Selon nos informations, c’est une hypothèse parmi d’autres à l’étude au MEN. Cela a été évoqué fin mars, lors d’une réunion au ministère pour réfléchir aux aménagements pédagogiques pour la fin d’année.

Un comité de suivi de la réforme du lycée, le 11 mai, doit évoquer le Grand oral, prévu du 21 juin au 2 juillet. Le 12 avril dernier, Jean-Michel Blanquer a toutefois affirmé que l’épreuve serait maintenue sous réserve des conditions sanitaires.

Salaire, santé, articulation avec la vie personnelle...

Comment les professeurs perçoivent-ils leur metier?

Des analyses de la Direction de l’Évaluation, de la Prospective et de la Performance (DEPP) ont été publiées dans une note d’avril 2021 réalisée à partir d’une étude de 2016 comparant les enseignants avec les cadres et professions intermédiaires sur la perception de leur métier.

Au niveau de la perception de leur métier, d’abord en termes de rémunération, les enseignants, en particulier ceux du premier degré se considèrent plus mal payés que les autres cadres et professions intermédiaires.

En outre, les professeurs se révèlent plus souvent contactés par un interlocuteur lié à leur métier hors temps de travail. En revanche, ils travaillent moins souvent à des horaires très décalés comme la nuit : leur droit à la déconnexion est en moyenne moins bien respecté que pour les autres cadres.

Ils apparaissent en outre plus souvent amenés à travailler le week-end et le soir. Leur vie professionnelle semble plus souvent empiéter sur leur vie personnelle. Une porosité qui s’explique notamment par le fait qu’une partie de leurs horaires de travail est obligatoirement effectuée à domicile. 84% d’entre eux affirment effectuer du travail à domicile tous les jours de la semaine.

Quant aux emplois du temps, il semble y avoir un côté positif avec un aspect fixe et rassurant (que d’autres catégories de cadres ne connaissent pas) même si les horaires de travail sont perçus comme peu flexibles : car les heures de classe sont difficilement modifiables. Ainsi 15 % des enseignants du secondaire déclarent ne jamais pouvoir s’absenter pour un imprévu personnel ou familial, même quelques heures. Une rigidité qui n’est pas si nette dans les autres professions intermédiaires.

Enfin, alors que des polémiques sur l’absentéisme des enseignants apparaissent régulièrement, cette étude démontre une fois de plus qu’existe au contraire un phénomène de « présentéisme » chez les enseignants : au cours de l’année 2016, 60 % des enseignants ont déclaré être allés au travail alors qu’ils étaient malades.

Enfin, petit point réconfortant : les professeurs sont 88 % à trouver leur métier utile, un score bien au-dessus de celui constaté chez les autres cadres.

LES ENSEIGNANTS ET LE TELETRAVAIL : LEGAL OU PAS ?

LES ENSEIGNANTS ET LE TELETRAVAIL : LEGAL OU PAS ? - SNCL

À l'heure d'une nouvelle période de travail suivi à distance avec leurs élèves, beaucoup de professeurs s'interrogent sur les conditions dans lesquelles ils vont réaliser une fois de plus cette mission. Et pour cause ! Elle est non réglementaire, autant aujourd'hui en 2021 qu'elle pouvait l'être l'an dernier. Le SNCL fait avec vous un point exhaustif sur la réglementation en vigueur et vous explique pourquoi l'enseignement est inéligible au télétravail.

Retrouvez la suite dans notre rubrique DOSSIER : Enseignants et télétravail, comment ça marche ?