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NOS DOSSIERS

État décomplexé et désorganisation systémique

État décomplexé et désorganisation systémique - SNCL

 Contractuels ou titulaires, nous en sommes tous victimes !

Chaque année, la qualité du suivi administratif et financier de nos carrières et de nos contrats ne cesse de se dégrader dans les rectorats. L’Éducation nationale est en effet devenue experte en lenteur et approximation de traitement des situations… En cette rentrée de septembre, le SNCL fait un tour d’horizon sur l’état des litiges administratifs récurrents que nous subissons tous, parfois depuis mois !

LES CONTRACTUELS, DERNIÈRE ROUE DU PAUVRE CARROSSE

Les agents contractuels recrutés en CDD au sein de l’éducation nationale doivent tous, selon les textes en vigueur, recevoir une intention de renouvellement ou de non renouvellement de contrat dans un délai de 8 jours à 2 mois avant le terme du contrat actuel : ce n'est pas le cas. Tous doivent aussi recevoir une attestation de l'employeur à l'expiration du contrat ou à la rupture : ce n'est pas le cas. Tous ceux ayant signé un contrat après le 1er janvier 2021 doivent désormais percevoir la prime de fin de contrat au plus tard un mois après la fin du contrat : nous verrons si c'est le cas mais certaines académies se dédouanent déjà, prétextant que l'outil informatique n'est pas configuré !      

Ainsi, quand vous êtes en CDD, vous ne savez pas si vous serez renouvelé ou non, et quand vous ne l’êtes pas, rien ne vous l’atteste et on ne vous donne pas la prime qui vous est due ! Formidable, la fonction publique, non ?

Mais ce n’est pas tout, les contractuels ont normalement droit à la mobilisation de leur CPF (compte personnel de formation) : dans le secteur privé, peut-être, mais apparemment pas à l’Éducation nationale ! Ici on préfère que les agents soient girouettés des semaines durant entre Pôle emploi et le rectorat, jusqu’à ce que, découragés, ils finissent par renoncer eux-mêmes à solliciter des formations. C'est pourtant l'employeur qui est responsable !

Autres entourloupes au tableau de la fonction publique : pour les contractuels alternants qui exercent en REP+, la prime leur est parfois refusée. Pour les AESH, la nouvelle grille salariale qui doit s'appliquer depuis le 1er septembre 2021 est soit ignorée, soit remplacée par des avenants boiteux avec des reclassements inférieurs à ce qui est réellement dû à l’agent : comprenez, il n’y a pas de petites économies pour les rectorats (ni de honteuses apparemment).

 

POUR LES TITULAIRES AUSSI, LES RECTORATS TRICHENT ET RABOTENT !

Il y a en effet d’autres économies considérables réalisées chaque année sur le dos des collègues, en jouant sur la méconnaissance de leurs droits et les formalités de demandes de remboursement complexifiées à dessein pour les dissuader de réclamer. Ainsi les TZR en remplacement à l'année ne savent pas toujours que les frais de déplacement peuvent prendre en compte la résidence familiale comme origine ou destination : ce n'est pas le cas la plupart du temps dans les scénarios retenus pour la prise en charge des frais, systématiquement calculés sur le scénario le plus défavorable.

Pour les collègues qui changent de résidence de manière définitive vers l'outremer ou inversement, la prime de changement de résidence est parfois refusée sur des motifs fallacieux !

Pour les professeurs titulaires qui exercent en UPE2A, la NBI a été intentionnellement oubliée : dans certaines académies, cet oubli dure depuis… plus de 18 ans !

Et que dire des retards et délais de paiement des HSA, HSE, IMP et autres indemnités qui peuvent avoir le plus souvent entre deux et six mois de décalage, délais qui seraient jugés inacceptables dans le secteur privé…

 

Pour tout cela, le SNCL-FAEN se bat chaque jour à vos côtés afin d’obtenir ce qui vous est dû, car c’est aussi cela le rôle pratique d’un syndicat.

Ne restez pas isolés !

Unissons-nous.

Syndiquez-vous. http://www.sncl.fr/1/adherer_au_sncl_1383618.html

 

L’Éducation nationale, le nouvel « Empire des Ténèbres » ?

L’Éducation nationale, le nouvel « Empire des Ténèbres » ? - SNCL

Est-ce l’effet du CoViD-19 ? Est-ce la conséquence d’un projet planifié et concerté ? En tous cas, notre institution ressemble de plus en plus à un monde obscur.

Pour les enseignants de lycée, la procédure Parcoursup devient une alchimie de plus en plus complexe qui laisse d’excellents élèves sur le carreau alors que d’autres, moins brillants et postulant pour les mêmes filières, passent les mailles du filet. Pourquoi ? Comment ? Mystère. La nébuleuse administrative fait ses choix et les enseignants du lycée ne peuvent que s’incliner sans guère comprendre les arcanes décisionnels.

De la même façon, la fin des CAPA pour les promotions a ouvert tout un espace d’incertitude pour nos collègues. Si la liste des promus est encore publiée (mais pour combien de temps encore ?) quid des suivants ; les non-promus.

A l’époque de la réunion des CAPA, l’ancien monde donc, un classement était présenté par l’administration avec le sommet du tableau, environ ¼ de la liste, qui avait le bonheur d’être promu.

Vos représentants syndicaux avaient la possibilité d’indiquer aux déçus de la promotion le nombre de points qu’il fallait obtenir et surtout donner un horizon à 1, 2 ou 3 ans qui permettait de se situer et d’évaluer ses chances sur le moyen terme. « Horizon » est désormais un terme à bannir.

Il n’y a plus aujourd’hui que l’obscurité de la caverne. Non-promu, vous êtes dans la masse des déçus sans autre information sur votre sort à venir. Il vous faudra attendre dans l’incertitude que la main du rectorat vienne vous sortir de l’ombre.

Et que dire des opérations de mutation ? Visibilité zéro. Vos vœux sont examinés -ou pas, personne ne peut s’en assurer- et le verdict tombe. Vous obtenez satisfaction, la meilleure option, ou au contraire vous êtes recalé.

Pour quelle raison ? Pas assez de points ? Combien en fallait-il ? Avez-vous des raisons d’espérer pour les prochaines opérations de mouvement ? Personne, nous disons bien personne, ne peut répondre à ces questions.

Auparavant, nous pouvions vous renseigner sur les raisons de votre échec, sur le nombre de collègues placés avant vous, vous indiquer une stratégie différente. C’est aujourd’hui bien fini. Le noir complet.

Et ne pensez pas que demain le ciel s’éclaircira. Sachez que pour les personnels administratifs, il n’y a plus de barème pris en compte pour les opérations de mouvement.

Seules entrent en compte des « priorités », au sens large, avec des étapes à franchir qui permettent, in fine, d’atteindre le graal. En bref, la confusion la plus totale. Ajoutez à cela la multiplication des postes dits à profil et vous aurez la fin du mouvement tel qu’on le connait aujourd’hui.

Pour le SNCL-FAEN, cela est inacceptable et nous le clamons dès que l’occasion se présente. Mais nous avons besoin de votre soutien pour nous aider à porter notre voix qui n’est autre que la vôtre.

Inclusive, l'écriture?

Inclusive, l'écriture? - SNCL

Dans une circulaire publiée au Bulletin Officiel le 6 mai dernier, notre ministre Jean-Michel Blanquer a explicitement proscrit l’usage de l’écriture inclusive et de son fameux point médian dans les écoles françaises.

Le SNCL-FAEN n’est pas dupe de la tactique politicienne chère à notre ministre qui s’adresse une nouvelle fois à l’ensemble de la population française plus qu’à ses enseignants eux-mêmes. Toutefois, notre syndicat ne peut qu’approuver cette mise au point -pas médian cette fois. En effet, pour le SNCL-FAEN, l’apprentissage de la lecture et de l’écriture du français est suffisamment complexe et les lacunes constatées chez nos élèves suffisamment nombreuses pour ne pas rajouter confusions et complications.

 Chacun a bien sûr son opinion sur cette pratique, à la mode pour certains (certain.e.s ?) actuellement mais en tant que défenseur d’un enseignement clair, efficace et de qualité, le SNCL-FAEN se positionne sans équivoque en faveur de l’initiative ministérielle. Les occasions d’accord avec les mesures prises par JM Blanquer sont suffisamment rares, et le SNCL-FAEN ne se cantonne jamais dans une opposition systématique et stérile.

En revanche, c’est avec stupéfaction que nous avons constaté les réactions d’autres syndicats qui se sont eux clairement faits les ardents défenseurs de ce type de graphie, y compris dans les apprentissages scolaires.

Autant au SNCL-FAEN nous défendons la liberté de chacun de s’exprimer comme il le pense et le désire, conformément aux sensibilités de chacun, autant nous nous opposons à ce qu’une idéologie politique s’impose à des élèves qui ne demandent qu’à apprendre les rouages de la langue française, et ce dans des conditions optimales.

Un peu de réflexion sur ce sujet permet de constater que langue et réalité n’ont pas vraiment de rapport direct. Que l’usage du présent simple ne renvoie pas toujours au présent chronologique (Que fais-tu cet été ?) ni que l’imparfait n’est pas systématiquement une allusion au passé (Ah, si j’étais riche !). De même, tout le monde reconnait qu’Omar Sy est une vraie vedette et Neymar une réelle star, sans que l’emploi du féminin n’altère en quoi que ce soit l’identité de genre des susnommés.

Le SNCL-FAEN combattra toujours aux côtés des femmes afin qu’aucune discrimination basée sur leur position de femme ne s’exerce à leur encontre. Pour une véritable égalité salariale et une progression de carrière liée uniquement au mérite. Tout cela, et bien d’autres choses, figure dans les statuts de notre syndicat.

L’écriture inclusive ne rentre absolument pas dans ce cadre et ne peut que brouiller les pistes menant vers la compréhension et l’intégrité intellectuelle de nos élèves.

Confondre la réalité avec la représentation linguistique de cette réalité est une grossière erreur que le SNCL-FAEN ne commettra pas. Il y a tellement de combats à mener en matière de respect et d’égalité dans notre société pour ne pas se perdre dans des galimatias idéologiques.

 

LYCÉES : fin de la liberté pédagogique !

LYCÉES : fin de la liberté pédagogique ! - SNCL

 LYCÉES : l’abandon des EC et le contrôle continu intégral  marquent la fin de la liberté pédagogique !

 

Le décret paru le 28 juillet 2021 met un terme définitif au débat sur les EC, contrôles en cours de formation qui ont été sources de conflits dans de nombreux lycées.

 Le ministère a décidé de les supprimer purement et simplement au profit d’un contrôle continu intégral, faisant ainsi porter toute la responsabilité sur les épaules des seuls enseignants, lesquels vont faire l’objet de pressions accrues de la part des élèves, des parents mais également de l’institution elle-même : en effet, comme le texte le précise «  la valeur certificative conférée aux moyennes trimestrielles devra conduire les équipes pédagogiques à une réflexion au sein de chaque établissement avec l’appui des IA-IPR afin de définir un PROJET D’ÉVALUATION … »

 C’en est bien fini de notre liberté pédagogique car ce travail va aboutir à des progressions et à des évaluations communes, à un travail d’équipe renforcé supervisé par les inspecteurs et les chefs d’établissement qui vont imposer un nombre d’évaluations par trimestre auxquelles tous les enseignants vont devoir se plier, évaluations diagnostiques et sommatives qui devront attester des acquis des élèves !

 Les projets d’évaluation devront d’ailleurs être soumis au conseil pédagogique puis au conseil d’administration : voilà qui acte la mise sous cloche de nos pratiques !

 Ne soyons pas dupes : l’abandon des EC va aboutir à un contrôle accru sur notre enseignement et nos évaluations, c’est bel et bien la fin programmée de la liberté pédagogique telle que nous l’avons connue !

 Le SNCL s’alarme d’une telle dérive et appelle les collègues de lycées à revendiquer leur liberté pédagogique au moment où toutes nos libertés sont déjà mises à mal par le pouvoir en place.

INFOS : Les examens et diplômes sont l’affaire de tous !

Après une année scolaire en dents de scie, le ministère a décidé, envers et contre tous, de maintenir dans des conditions dégradées les examens du baccalauréat et du brevet. Il a refusé de prendre ses responsabilités et laisse chaque établissement s’organiser, créant ainsi une rupture d’égalité des élèves candidats devant l’instruction. Le Grand Oral est en soi seul une épreuve inégalitaire et arbitraire mise en place par le ministre contre la volonté des personnels. Son maintien cette année alors qu’il n’a pas pu être préparé dans de bonnes conditions et de façon équitable est inacceptable. Le caractère subjectif de la grille d’évaluation et le manque de formation des membres des jurys posent question et vont accentuer le caractère inégalitaire de cette nouvelle épreuve mal préparée et improvisée. Par ailleurs, le ministre a généralisé la numérisation des copies. Il a décidé autoritairement que les copies de philosophie seraient numérisées au mépris des exigences de la discipline et des correcteurs et correctrices qui vont devoir traiter 130 copies chacun environ dans un délai extrêmement court !

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